Accéder au contenu principal

La recette magique

Passez à table, s'il vous plait...

                      Le moment est venu de lever le couvercle et laisser admirer le contenu, apprécier le menu à sa juste saveur. Ce menu composé de plats qui n'ont fait qu'aiguiser l'appétit des invités.
Au menu, les plats aussi alléchants les uns que les autres et à en croire les cuisiniers, les ingrédients ne sont pas tous du déjà-vu ou du déjà-connu ; réservant des surprises bien camouflées sous un mystère total; car des leçons tirées des précédentes invitations se sont avérées utiles, à savoir  les viandes pas bien cuites qui sont restées coincer au fond des gorges; ces piments aux couleurs piquantes qui n'ont pas su répondre aux attentes et ces citrons aux goûts très amers qui n'ont suscité aucune sollicitation, ni su créer un sport entre les mains et la bouche- l'ensemble couronné de plats mal-assaisonnés dans un menu fictif-.
Cependant, les cuisiniers comme toujours ont promis encore des surprises -car le niveau est plus ou moins élevé-, ces surprises qui font déjà créer un total vacarme dans le ventre des invités, le nez à l'affût d'un probable odorant, l’œil clignotant de haut en bas et de droite à gauche pour démasquer le menu, l'oreille attentive pour connaitre la surprise tant promise, la bouche toujours en attente pour ouvrir le débat et analyser sa nature et l'estomac fin prêt pour finir la partie en beauté.
Autour de la table, les invités selon les différentes tendances se sont vite distingués par rapport aux attentes et aux goûts, les uns ne croyant pas aux surprises  et attendant seulement de pouvoir déguster les plats pour pouvoir dissocier la surprise du déjà-vu et de juger sa consistance; les autres, affamés à tel point qu'ils ne vont pas se gêner avec des questions- si le génie des cuisiniers doit passer sous l’œil de la critique ou s'il faut se limiter à l'apparence et ne pas aller au delà, car ils sont prêts à se mettre sous les dents n'importe quelle chose qui va réussir à charmer l’œil et ça leur conviendra.
Les cuisiniers n'étant pas en reste des choses, après avoir fait le tour des marchés et à entendre les rumeurs de recettes qui peuvent séduire et atteindre une majorité, pour prendre note des ingrédients les plus prisés; leur but en présentant les plats est de provoquer un désir de consommation chez l'invité et le pousser à avaler le plat malgré sa réussite ou pas.
Et la question qui se pose est de savoir si ces plats seront-ils convaincre les dégustateurs , et de connaitre l'état de la digestion de ceux qui s'en sont donnés aux grands bonheurs des yeux et aux plaisirs des bouches.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le Mali et la bérézina

Pouvoir sans savoir, devoir sans vouloir Peuple sans but, unité sans foi Terre sans père, fils sans espoir Mère sans patrie, fille sans noblesse Moeurs sans valeur, peuple sans âme Justice sans loi, violence sans nom Dérive sans frein, environnement sans droit Citoyen sans civisme, patriote sans conscience Dignité sans valeur, honneur sans gloire Société sans règle, décadence sans fin  Peuple sans espoir, chemin sans issue Cri sans soutien, larme sans limite Territoire sans paix, peur sans cesse Union sans coeur, arbre sans fruit Pensée sans forme, critique sans fond Mali sans Nord, malien sans histoire Mali sans festival au désert, dunes sans mélodie Tombouctou sans Ahmed Baba, culture sans science Mali sans les 333 saints, croyance sans mystère Djenné sans la grande mosquée, Mali sans patrimoine

Le réveil...

Enfin! un réveil pas que physique, où était passée cette jeunesse, tant décidée aujourd'hui à jouer son pion sur l’échiquier socio- politique et économique ; longtemps restée "museler" par de politiques assassins, aussi à travers sa propre ignorance et de par son manque de courage à s'approprier à bras-le-corps de la politique citoyenne, elle s'est faite otage de pratiques malsaines visant toujours à réduire son rôle à une assistance et non à une participation, l'obligeant à être la nécessiteuse au lieu d'être la nécessaire dans la vie de sa cité. Cette jeunesse qui, à cause de la désespérance résultat de la mauvaise politique, a préféré la résignation au combat, l'apitoiement à une révolution citoyenne, la victimisation à la culpabilisation , l'abandon pis la fuite à la résistance, l'indignation à  l'abnégation. Qu'est ce qui peut résister à une jeunesse opiniâtre, saine, consciente, "éduquée" et active, pour ne pas dire...

Le peuple sur la voie de la démagogie et du ridicule

Attention!!!... "Heureusement le ridicule ne tue pas"... Mon bon monsieur,  Apprenez que tout flatteur, Vit aux dépens de celui qui l'écoute...    ( La Fontaine) Politique sans auditoire (sans peuple) = ridicule social. Il est temps de finir avec le jeu du "faiseur de roi" qui n'est au fait que le "laquais du roi", si pour critiquer la conduite politique, le peuple s'en donne à coeur joie et à verbe fort, utile de rappeler que coupable devient le peuple de la démagogie dont il se croit victime. Le peuple, père politique se ridiculise en dénonçant un fils qui n'est plus ou moins que l'image de sa vision et la forme de sa pensée, est toujours prêt à dénoncer, à critiquer mais refuse et s'oppose à toutes formes d'auto-critique et d'auto-évaluation; mais il ne rate pas une occasion de monter sur les pavés pour s'engager et soutenir ce fils tant glorifié mais pour être aussitôt banni. Difficile peuple sans scrupul...