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La ventrecratie...

Quand la politique se résume à une affaire de ventre, pour ne pas parler de "la politique du ventre" de Jean-François Bayart ou de "la mangercratie" de Tiken Jah Fakoly. L'Afrique et sa version de la politique ou du moins, sa manière de rendre la société corrompue et injuste, un continent où la politique a perdu toute sa valeur et tout son sens, le chef politique qui ramène tout à sa petite personne au détriment du politique trahi et insoucieux, désormais meurtri dans son impuissance.
Affaire de mentalité ou d'incapacité, incapacité de mettre en place une politique africaine qui répond aux vrais besoins d'un continent africain, incapacité de mettre en pratique les théories politiques qui font les beaux-jours de ces sociétés que nous enviions tant, incapacité d'associer politique et éthique pour rendre une société juste, dans laquelle chacun reçoit et donne. Cependant la mentalité africaine aspire t-elle à une autre politique que celle de la justice sociale, où les politiques de par leurs connaissances, exploitent l'opinion publique à leurs guises, la politique d'une société doit t-elle tirer son essence d'une mentalité minoritaire qui essaie par tous les moyens d'adapter une vision singulière sur le pluralisme. 
"Toujours imité, jamais égalé", toujours dans l'imitation et dans la consommation, à jamais la création et la production ; vouloir une belle société de loin et ne pas vouloir ou incapable de la traduire en sienne, l'égocentrisme politique, témoin de sous-développement, garant de corruption et mère de toute dévalorisation sociale.
Utiliser la politique à des fins personnelles, se montrer indigne de la confiance sociale, hypothéquer les ressources nationales, disposer du bien public, s'enrichir pour endetter son peuple, quand le savoir politique  sert à duper, tricher, à briser des rêves, à créer des inégalités. La valeur humaine qui fait place au vice personnel,  aussi doués qu'ils soient mais incapables de bâtir une société digne de celle que rêve le politique comme cadre de vie.

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